On
ne sait pas grand chose, sinon qu’il y a des millénaires, la vallée était
déjà habitée. Les habitants vivaient sur les
bord de la rivière le Bez. Certains
ont habité dans des grottes ou des abris sous la roche de la
vallée des Gâts, voire même jusqu’aux grottes
de Pellebit .Les fouilles effectuées sur les stations d’archéologie
préhistorique ont permis d’affirmer l’existence
d’un peuplement Néolithique et Enéolithique. Ces anciens occupants savaient fabriquer des
poteries, pratiquaient l’élevage et se livraient à quelques cultures.
Certains objets retrouvés témoignent de l’existence
de relations avec l’extérieur.
Néanmoins, l’originalité de leurs productions demeure
réelle. Puis vint le peuple Celtique des Voconces qui,
probablement, chassa la population primitive. Cette invasion n’a laissé aucune
trace à CHÂTILLON. Seuls, quelques noms de lieux aux terminaisons
celtiques (AURIAC, BARSAC, MENSAC) subsistent. Arrivèrent les Romains, sans doute séduits par cette
colline limitée par deux ruisseaux à angle droit, la
rivière de Baïn d’un côté, la rivière
du Bez de l’autre, formant ainsi une défense naturelle.
Pendant leur domination , calme et tranquille, après avoir imposée
la « Pax Romana» à
toute résistance Voconce, le commerce et la culture se développèrent.
La vallée fut parsemée de fermes et « villas ».
Ainsi les Romains créèrent dans la plaine, en avant de
CHÂTILLON, un domaine de terres cultivées . Le mot domaine
se traduit en latin, langue de l’époque, par « condominium » et
ces terres s’appellent encore aujourd’hui « la Condamine ».
La filiation des deux mots est avérée.
On pense qu’une voie de communication remontait alors la vallée
et mettait le Diois en relation avec le Triéves par les montagnes
de Treschenu , le val de Combeau et le col de l’Essaure. C’est ainsi que serait né Châtillon, poste de surveillance érigé sur
le rocher. Son nom viendrait du latin « castillio » pour « castellum »,
château.
Néanmoins les preuves formelles de l’existence du village
nous sont parvenues uniquement du XI éme siècle sous
la forme d’actes de donations ou d’héritages concernant
les seigneurs et contes de Provence et du Dauphiné.
Cette forteresse attira alors la population de la vallée. Après les Romains, la région fut
envahie par les Burgondes, les Francs, puis les Lombards.
Pendant ce temps là le christianisme progressait. On pense que
le couvent de Notre Dame de Combeau fut construit vers l’an 610
puis fut détruit et brûlé par les Sarrasins en
787. Puis le pays fut envahi successivement par les Normands et les Hongrois
en 924.
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